Dans cet épisode, on parle de la dépression, une maladie qui touche beaucoup trop de personne, et qui n’épargne aucun âge 🙂 Bonne écoute !

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Je suis enfermée. Enfermée dans ce monde, dans ce pays, dans cette ville, dans cette chambre, dans ce corps. Non, c’est bien pire que cela. Je suis enfermée dans ma tête. Prisonnière de mes pensées, de mes biais, de mes clichés. Comment en suis-je arrivée là ? La folie ? Le monde ? L’éducation peut-être ? Je me noie dans mes idées noires, croule sous leur poids. Je ne le supporte plus. Je ne me supporte plus. Je veux oublier, arrêter de m’asphyxier d’oxygène. Tout arrêter. Mon corps, mon cerveau, mon cœur… Mon être. Je suis prisonnière de cette boite noire d’où autrefois jaillissaient les idées. Désormais, il n’y a plus que mon malheur qui tourne en boucle comme un disque rayé. Impossible de s’endormir car le stress, et les songes sont trop présents, prêts à me torturer à la moindre faiblesse. Et une fois plongée dans le monde des cauchemars, il y a l’éveil. Il y a ces deux premières secondes où tout va bien, tout est paisible et la vie revient. Puis, la réalité me rattrape. Le poids de la souffrance pèse sur mon plexus et mon cœur. J’ai pourtant essayé de vivre. De survivre. Je les ai pris ces foutus médocs qui rendent accro, ces drogues dites légales. Oui, au début cela fonctionnait. J’avais l’impression de rêver éveillée. Avec, j’arrivais à dormir, j’arrivais à me lever. J’étais un légume qui avait à peine conscience du monde qui l’entourait. C’était ce qu’il me fallait pour supporter la vie. C’était ce qui m’a aidé à m’en sortir. Ce ne fut pas un choix facile. Accepter ses faiblesses, accepter de l’aide. Mais c’était un choix nécessaire à ma survie… à ma vie. Tandis que je devenais folle, enfermée dans ma tête, j’ai osé ouvrir les yeux et accepter les mains que l’on me tendait. Car je ne me battais pas contre le monde, mais bien contre moi-même.

Catégories : Podcast

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